Le trouble schizo-affectif

Des-symptomes-qui-ne-trompent-pasLe trouble schizo-affectif, schizophrénie dysthymique ou la psychose aiguë schizo-affective, est un terme psychiatrique désignant un trouble mental caractérisé par plusieurs épisodes dépressifs ou la présence simultanée d’épisodes dépressifs et de manie. La schizophrénie dysthymique affecte plus particulièrement la cognition et l’émotion. Les anomalies auditives, la paranoïa, des délires, ou un langage et pensée désorganisés avec dysfonctions sociales et personnelles sont fréquents. Les symptômes apparaissent habituellement au début de l’âge adulte.

La schizophrénie dysthymique appartient aux « troubles psychotiques et au spectre de la schizophrénie », d’après le comité du DSM-5. Le spectre de la schizophrénie comprend la schizophrénie, le trouble de la personnalité schizotypique, le trouble schizophréniforme, le trouble psychotique bref, le trouble délirant, le trouble psychotique lié à des substances et les troubles catatoniques. Ces troubles sont associés à une condition médicale généralisée. Ce spectre des troubles psychotiques est comparable au spectre bipolaire du trouble bipolaire.

Les troubles schizo-affectifs sont caractérisés par une envie cruelle d’affection, de câlins (comme lorsque l’on était gosse) et l’on a des idées, des réflexions un peu hors du temps. En quelque sorte, nous sommes restés à l’âge enfant (dans les réflexions et le mode de vie). Pour contre carré la dépression il semblerai qu’il faille travailler sur ses pensées pour les rendre positives. La sérotonine serait liée à l’humeur dans les deux sens. C’est-à-dire que le taux de sérotonine influencerait l’humeur, et que les pensées positives ou négatives influenceraient à leur tour le taux de sérotonine.

Présente les symptômes de la schizophrénie et ceux associés aux troubles de l’humeur – dépression – manie.

Les symptômes psychotiques durent plus longtemps que ceux des troubles de l’humeur.

•Hallucinations
•Idées délirantes bizarres
•Discours incohérents
•Comportements catatoniques (passivité, inaction)
•Émotions inappropriées ou absentes
•Manque de motivation
•Humeur déprimée
•Idées suicidaires
•Euphorie
•Idées de grandeur
•Hyperactivité

Symptômes dits positifs

Les symptômes aigus (positifs) se manifestent habituellement au début de l’âge adulte, entre 17 et 23 ans chez les hommes et entre 21 et 27 ans chez les femmes. Ils sont dits « positifs » parce qu’il s’agit de manifestations qui s’ajoutent aux fonctions mentales normales. C’est leur présence qui est anormale.

◦Hallucinations

Ce sont des perturbations des perceptions le plus souvent auditives (la personne atteinte entend une voix qui fait des commentaires ou profère des insultes, des menaces), mais parfois aussi visuelles, olfactives ou tactiles.

◦Délires

Ce sont des erreurs de jugement logique, des croyances non fondées dans la réalité. La personne atteinte s’imagine que l’individu qui la regarde dans l’autobus ou qui la croise dans la rue est là pour l’espionner; elle se sent surveillée, persécutée, en danger ou croit que la télévision lui envoie des messages; elle est convaincue d’avoir le pouvoir d’influencer des événements dans le monde, qu’elle est contrôlée par une force ou qu’on peut lire dans ses pensées, etc.

◦Langage incohérent

La personne atteinte dit des phrases sans suite ou incompréhensibles et invente des mots.

◦Agissements bizarres

La personne atteinte ferme les stores de la maison par crainte d’être espionnée; elle collectionne des bouteilles d’eau vides; elle se promène nue dans la rue, elle peut démontrer un intérêt inhabituel à l’égard des religions et des sciences occultes, etc.

◦Besoin compulsif d’écrire, utilisation d’une calligraphie semblable à celle d’un enfant et textes incohérents

Symptômes dits négatifs

Les symptômes déficitaires (négatifs) succèdent habituellement aux symptômes aigus. Ils s’observent par un manque ou une absence de comportements spontanés, attendus. Les symptômes déficitaires sont souvent attribués à tort aux effets de la médication.

◦Isolement, retrait social, indifférence au monde extérieur

La personne atteinte perd plaisir à ses activités de loisirs. Elle délaisse ses amis, se retire dans sa chambre, devient même irritable si on tente de l’approcher. Elle se coupe peu à peu de la réalité. Il y a détérioration des relations interpersonnelles.

◦Alogie ou difficulté de conversation

La personne atteinte ne trouve plus ses mots, donne des réponses brèves et évasives et ne réussit plus à communiquer ses idées ou ses émotions. Elle utilise des expressions ou des structures de phrases inhabituelles.

◦Apathie, perte d’énergie

La personne atteinte passe ses journées devant la télé sans vraiment être capable de suivre ce qui s’y passe, elle néglige son hygiène ou son apparence personnelle et manque de persistance ou d’intérêt pour commencer ou achever des tâches routinières (études, travail, ménage). Cette attitude donne une impression d’insouciance, de négligence, de manque de volonté et de paresse.

◦Diminution de l’expression des émotions

Le visage de la personne atteinte devient inexpressif, ses inflexions vocales diminuent (elle parle toujours sur le même ton), ses mouvements sont moins spontanés, ses gestes, moins démonstratifs. Le regard est fixe, accompagné d’une absence de clignements des yeux ou, au contraire, de clignements incessants.

◦Dysfonctionnement social ou professionnel

Tous ces symptômes amènent un dysfonctionnement dans l’hygiène, les études, le travail et les relations interpersonnelles. Certains de ces symptômes et altérations du fonctionnement persisteront, de façon fluctuante, pendant des années.

Autres symptômes

◦Troubles du sommeil, périodes d’éveil à des heures inhabituelles, confusion entre le jour et la nuit

◦Hyperactivité ou inactivité, ou alternance des deux états

◦Hostilité, méfiance et terreur

◦Réactions exagérées face à la désapprobation de l’entourage et des membres de la famille, et réactions affectives inhabituelles

◦Hypersensibilité au bruit et à la lumière

◦Altération de l’odorat et du goût

◦Automutilation

Causes

Cette maladie ne peut s’expliquer par une cause simple. Certains individus ont ce qu’on appelle une vulnérabilité neurophysiologique, c’est-à-dire une prédisposition à développer la schizophrénie quand des facteurs stressants surviennent dans leur vie.

Les facteurs stressants de l’environnement

Fréquemment, les drogues (marijuana, PCP, ecstasy, etc.) sont des facteurs déclencheurs de la schizophrénie. Les émotions fortes (hostilité, critiques, relations humaines intenses et intimes), les tensions sociales, les pressions au travail ou pendant les études, les changements de routine (déménagement, changement d’école, etc.) sont également des situations de stress qui peuvent

provoquer des rechutes de schizophrénie.

Le risque génétique

L’hérédité est un facteur qui accroît le risque à mesure que le bagage génétique augmente. Ainsi, l’enfant naissant voit son risque augmenter de :

◦5 % s’il a un parent du deuxième degré (oncle, tante, cousin, cousine) qui souffre de schizophrénie;

◦10 % s’il a un parent du premier degré (père, mère, frère, sœur) qui souffre de schizophrénie;

◦10 % s’il a un jumeau différent qui souffre de schizophrénie;

◦40 % s’il est enfant de deux parents schizophrènes;

◦50 % s’il a un jumeau identique qui souffre de schizophrénie.

On estime qu’environ 50 % des cas de schizophrénie résultent d’une anomalie des gènes affectant la croissance du cerveau.

Le développement cérébral

Cependant, d’autres facteurs, comme une grippe, la prise de drogues ou la famine survenues au cours de la grossesse, peuvent altérer le développement cérébral.

Plusieurs régions cérébrales sont affectées par la schizophrénie :

◦l’hippocampe –la zone du cerveau qui permet notamment de moduler les émotions et d’emmagasiner la mémoire de travail;

◦les lobes frontaux –constituant le centre de commande des habiletés sociales et de planification, ils fonctionnent au ralenti (hypofrontalité) dans le cerveau d’une personne atteinte;

◦les lobes temporaux – ils sont activés par l’audition, mais aussi par les hallucinations auditives.

Certains neurotransmetteurs (dopamine, sérotonine, glutamate) qui établissent les connexions entre les cellules nerveuses sont défectueux.

Qui en est atteint ?

La schizophrénie touche 1 % de la population québécoise.

(Source : Société québécoise de la schizophrénie www.schizophrénie.qc.ca)

En général, la maladie apparaît entre 15 et 30 ans, mais elle peut apparaître plus tardivement, touchant parfois des personnes âgées de plus de 40 ans.

Prévenir et soigner

Cette maladie complexe, qui affecte le patient et perturbe sa famille, nécessite les efforts d’une équipe multidisciplinaire afin d’offrir les modalités thérapeutiques à plusieurs niveaux.

La pharmacothérapie

Les antipsychotiques constituent le traitement pharmaceutique moderne. Ces médicaments ont la propriété d’atténuer les symptômes aigus (hallucinations, délires, comportements bizarres, langage incohérent). Les nouveaux antipsychotiques provoquent rarement les tremblements et la sédation qu’on observait avec les anciens médicaments. Par contre, ils entraînent souvent un gain de poids qui peut entraîner des complications telles que le diabète ou une augmentation des lipides.

Un programme de réadaptation

Le traitement médicamenteux s’accompagne d’une réadaptation (entraînement des habiletés sociales, de communication, de résolution de problèmes, etc.) qui débute pendant l’hospitalisation et qui, par la suite, se prolonge et se diversifie selon le rythme de progression du patient. Un effort commun pour apporter à la personne atteinte de schizophrénie du soutien, des encouragements et de la stimulation graduelle est nécessaire pour l’aider à combattre les symptômes persistants qui la handicapent et minent sa motivation. On aidera la personne à participer régulièrement à son programme de réadaptation afin d’apprendre à s’occuper d’elle-même et à reprendre des occupations valorisantes au travail ou ses études.

La thérapie psychoéducative

Il est indispensable d’offrir au patient et à sa famille de l’information actuelle à propos de la maladie, de son évolution et de ses traitements. Il faut apprendre à porter attention aux symptômes annonciateurs de rechute et éviter les stress (drogues, émotions fortes, etc.) qui peuvent aggraver la maladie. Il faut découvrir un nouveau style de vie qui permettra au patient de devenir le plus fonctionnel possible en protégeant sa vulnérabilité, en surmontant ses handicaps et en offrant du soutien à sa famille.

Le soutien social

Souvent dépourvus devant des situations nouvelles ou complexes, les patients auront besoin d’une aide pour résoudre des problèmes de la vie quotidienne (logement, alimentation, socialisation, travail). Il ne s’agit pas là d’un besoin de dépendance, mais plutôt d’assistance pour planifier et réaliser des activités qui s’inscrivent dans une routine quotidienne.

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9 réflexions au sujet de « Le trouble schizo-affectif »

  1. tisserand simone dit :

    quelle solution quand la personne refuse traitement , aide ,se coupe petit a petit de sa famille ,refuse l’hospitalisation (personne de 40ans,sans enfant),merci de bien vouloir me repondre ,salutation respectueuse

    1. admin dit :

      Je n’ai malheureusement pas beaucoup de réponses chaque cas est particulier. En générale nous ne sommes pas fait pour ce monde ou ce système. Nous avons besoin de calme. Le refus du traitement est dû à quoi? Merci de m’écrire sur admin@deusdata.com.
      Allez voir mon autre site je sors bientôt un livre en mars 2017 sur mon vécu ça aidera peut être (https://www.deusdata.com/).

  2. Martinuzzi dit :

    je suis schizophrene dysthymique, je vis sur Brest et j’aimerais connaitre les endroits où rencontrer d’autres malades pour discuter.
    cordialement.

    Martinuzzi Christine

    1. admin dit :

      Bonjour Madame Martinuzzi: je vous conseil déjà de lire mon livre qui sortira en mars. Allez voir sur https://www.deusdata.com/
      Bon courage

  3. dahinden estelle dit :

    J’ai un trouble schizoaffectif depuis 20 ans au même moment d’etre diplômée infirmière d’etat, j’ai exercée mon métier dans différents secteurs, depuis 13 ans, j’ai demandé ma mutation dans un établissement psychiatrique, car j’ai fais la connaissance de mon mari, nous avons un enfant, mais d’un point de vu professionnel, c’est le descente au enfers, congé longue durée, absence totale de confiance en moi, car l’on a douté de moi et mis des postes à grande difficulté, je suis perdu que faire ? mise en place d’un statut de travailleur handicapé à la medecine du travail de l’hopital poste mis en pla ce par mes soins puis ejecté du poste Que me conseillez vous M’orienter vers un autre métier ? je n’arrive plus à avoir de la bienveillance

    1. admin dit :

      Bonjour 🙂 Je sais la vie c’est pas une tablette de chocolat. Je vous conseille de livre mon livre qui pourra peut être vous aider. Allez voir sur le site https://www.deusdata.com.
      Bon courage à vous, nous sommes dans le même bateau.

    2. admin dit :

      Je vous conseil de subvenir à votre indépendance. Et surtout d’éviter le plus possible le stress.

  4. Da Cruz dit :

    merci pour tous ces éléments/infos particulièrement représentatifs de la réalité… je suis aidante. Mére d un malade…

    1. admin dit :

      Bonjour je vous conseil de venir lire mon livre sur https://www.deusdata.com/ sortie en mars 2017. Il s’agit de mon vécu et de ce que je fais pour m’en sortir. Bon courage pour la famille c’est très dur aussi.

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